III - CODE DE DÉONTOLOGIE DU MÉDIATEUR EN REPRÉSENTATIONS EUPHONIQUES ET CONSTELLATIONS SYSTÉMIQUE - L’éthique par rapport à soi-même
I a Le médiateur est conscient de son état personnel aux niveaux physique, émotionnel, intellectuel et spirituel.
Il veille à l’intégrité et à l’harmonie de ses propres systèmes en utilisant pour lui-même les techniques qu’il propose à son client.
I b Le médiateur se fait aider aux niveaux physique, émotionnel, intellectuel et spirituel, aussitôt qu’il se rend compte de la moindre perturbation.
I c Le médiateur s’engage à une réflexion personnelle indépendante pour éviter toute surimplication ou dépendance vis-à-vis d’un client ou de qui que ce soit d’autre : cependant, si nécessaire, il demande à être accompagné dans cette réflexion par son superviseur.
I d Le médiateur s’engage à se former de façon continue et à mettre à jour ses connaissances et savoir-faire professionnels, en particulier en participant très régulièrement et de façon active aux supervisions.
I e Le médiateur veille à son évolution professionnelle, en particulier en participant à la formation continue dans le champ actuellement en plein développement des pratiques systémiques : il se tient informé des recherches et des évolutions en cours.
I f Le médiateur continue à développer ses propres capacités de retour à soi et de recentrage dans l’exercice de sa profession.
II - L’éthique par rapport au client
II a Le médiateur considère que le service du client dans ses dimensions physique, émotionnelle, intellectuelle, spirituelle et systémique est sa priorité. Il respecte les droits et les choix du client, qu’il rend conscient des risques et avantages des pratiques systémiques en établissant un contrat et en évaluant consciencieusement les besoins et le choix de la pratique à mettre en oeuvre.
II b Le médiateur se met au service du bien le plus élevé du client, en renonçant à ses propres attentes. Par conséquent, il recherche ses sources personnelles de gratification ou de satisfaction ailleurs qu’auprès de ses clients.
II c Le médiateur fournit la meilleure qualité de pratique possible, au meilleur niveau de ses connaissances.
II d Le médiateur évalue constamment ses résultats et révise sa pratique en conséquence, en se faisant superviser si nécessaire.
II e Le client est totalement impliqué dans le choix des pratiques les mieux adaptées pour le conduire au résultat désiré ; il devient par là un partenaire actif.
II g Le médiateur oriente toujours les entretiens avec son client vers les solutions pour le conduire, en principe, à une prise de conscience nouvelle et systémique, audelà de la focalisation sur le problème personnel.
II h Le médiateur veille à n’utiliser que des pratiques respectueuses des valeurs culturelles et des croyances du client. Le médiateur s’abstient de toute forme de prosélytisme religieux, philosophique, spirituel ou idéologique.
II i Le médiateur soutient son client dans l’acquisition d’un véritable sens de la responsabilité personnelle pour atteindre les résultats désirés.
iiI - L’éthique par rapport aux autres médiateurs, à la communauté et à l’environnement
III a Le médiateur traite ses collègues avec respect. Il ne fait pas de remarques dénigrantes, ni publiquement, ni en privé, à propos d’autres médiateurs, d’autres praticiens, d’autres chercheurs ou novateurs (idéalement à propos de qui que ce soit). Au contraire, il encourage et soutient les recherches, débats et échanges professionnels.
III b Le médiateur échange à propos d’éventuelles divergences personnelles ou inquiétudes quant à la conduite professionnelle d’un collègue directement et en privé avec la personne concernée. Si la discussion directe n’apporte pas de résolution, il recherche l’arbitrage, l’intervention et la médiation du superviseur ou des commissions éthiques habilités par la profession.
Ainsi, le client est évidemment impliqué dans la planification des buts et des pratiques mises en oeuvre.
II f Le médiateur doit toujours rester centré sur la demande spécifique du client et non sur son propre désir d’intervention ou de résultat.
III c Le médiateur participe à la promotion des techniques euphoniques et systémiques pour en faciliter l’intégration dans la société au service du bien-être général.
III d Le médiateur entretient un lien au niveau local, national et international avec les organisations qui se consacrent au développement des techniques euphoniques et systémiques.
III e Le médiateur s’implique dans le développement général de la politique du bien-être et de la santé dans la société et soutient les activités qui visent à une amélioration d’un environnement systémique sain au service du bien-être de tous.
III f Le médiateur n’établit pas de diagnostic médical et n’intervient pas dans le traitement médical de son client. Au contraire, il conseille d’avoir les relations les
plus harmonieuses avec son médecin traitant et éventuellement avec son psychothérapeute.
III g Le médiateur collabore de façon éthique avec les professionnels apparentés.
III h Lorsque les besoins du client dépassent les possibilités de sa pratique, le médiateur l’adresse à un praticien compétent.
III i Le médiateur a pour responsabilité de définir clairement sa pratique auprès des professionnels des domaines apparentés.
III j Le médiateur collabore avec les professionnels qui lui envoient un client ; il communique clairement avec eux et leur ré-adresse éventuellement le client si nécessaire.
III k Le médiateur fixe ses honoraires selon la fourchette des tarifs habituellement pratiqués dans la profession.
IV - L’éthique par rapport au superviseur et aux conseillers habilités
IV a Le médiateur utilise sans hésiter le conseil des superviseurs afin d’optimiser le bien-être de ses clients et veille à proposer à son superviseur ses cas difficiles ou ceux qui remettent en question sa pratique.
IV b Le médiateur est au clair avec lui-même et avec ses clients quant aux limites de sa propre expertise : il sait ce qu’il peut faire pour son client et reconnaît les limites de ses compétences et du cadre fixé par la législation en vigueur dans son pays.
IV c Le médiateur consacre une partie de son temps à participer à l’évolution des techniques euphoniques et systémiques et rendre disponible le fruit de ses recherches et expérimentations éventuelles.
V - Lien avec l’environnement
V a Le médiateur veille à pratiquer dans un environnement respectueux et sain. Il s'est en particulier préparé à savoir gérer d’éventuelles situations d’urgence et il travaille dans des champs systémiques euphonisés.
V b Le médiateur veille à respecter la confidentialité et la vie privée de son client, c'est-à-dire à ne divulguer aucune des informations qui peuvent lui être confiées.
V c Le médiateur veille à transmettre au client les théories sur lesquelles se fondent les techniques systémiques, en lui fournissant les informations nécessaires et adaptées à son niveau de compréhension.
V d Le médiateur veille à être reconnu par son client, comme par les personnes de son entourage et les autres membres de la société, comme une présence aidante, toujours prête à partager ses qualités humaines en étant relié à des valeurs supérieures qui le rendent attentif à ce qu’il y a de digne, de respectable et d’unique en chacun.
VI - L’éthique par rapport à la licence de médiateur VI a Le médiateur adhère à toutes les directives éthiques de sa profession en respectant la législation en vigueur dans son pays.
VI b Le médiateur connaît le code d’éthique de la profession et en adopte les règles de comportement.
VI c Le médiateur cherche immédiatement l’aide et le conseil de son superviseur ou des conseillers habilités pour toutes les questions éthiques ou les différends qui peuvent survenir dans le cadre de son activité professionnelle.
VIII - La Commission d’éthique et la Commission de certification
Les membres des commissions d'éthique (12 personnes) et de certification (12 personnes) sont des professionnels assermentés : psychologues cliniciens, psychiatres, médecins généralistes et spécialistes, directeur d'organismes de formation, consultants, conseils en entreprises, coachs, ingénieurs.



